| DOSSIER XXX EXCLUSIF : HISTOIRE DE LA PORNO |
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Le cinéma pornographique a fait du chemin, entre les toutes premières salles spécialisées que fréquentaient secrètement à la fin des années 1960, une poignée d'amateurs californiens, jusqu'au movie-sharing auquel s'adonnent désormais tout les hommes de la planète internet. Apparu avec les premiers balbutiements du cinéma, il lui a fallu longtemps attendre l'assouplissement et l'adoucissement des différentes lois relatives aux pays concernés, sur la censure ainsi que la modification profonde des mours apparues au début des années 1970 pour, très rapidement, s'imposer sur les écrans ciné, et TV du monde entier.
Mais son succès, aussi considérable et rapide soit-il, aura vite effrayé ceux qui y voyaient la débandade du septième art. Les fameuses lois anti-porno de 1975, n'ont pas empêché la diffusion de ce nouveau mode de consommation sur différents créneaux. Sodomie, double pénétration, bestialité, SM soft puis hard, déguisements, simulation d'inceste, quasi-pédophilie : au cours des années, plus aucune pratique sexuelle n'est restée exclue du marché du cinéma XXX puis de la vidéo XXX et enfin du DVD XXX, et maintenant des sites spécialisés XXX. De la même manière, à côté de cette évolution dans les pratiques et les supports, le porno va connaître une évolution dans la représentation et ainsi, les films très scénarisés des années 1970 ont cédé la part du marché à des vidéos plus 'amateurs', style caméra en main, et enfilée les unes à la suite des autres sans plus d'autre souci que de montrer du sexe hardcore sous toutes les niches. Ce sont ces bandes, spécialité de quelques studios américains, que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de gonzo.
Vers un conflit X ?
Nouvelles pratiques, nouveaux supports et violence accrue semblent être le dénominateur commun des différentes évolutions qu'avec chaque année, le cinéma porno à accrût. De nos jours, de nouvelles voix se font entendre se présentant comme favorables au porno, et prétendent dénoncer les excès de violence auxquels se livrent les pornographes actifs dans le gonzo. Certains réclament une nouvelle réglementation qui fasse la part des choses , alors que les féministes néo-conservatrices américaines (dont la juriste Katharine McKinnon) en profitent pour reprendre leur croisade contre le porno dans son ensemble. Avec un marché représentant à lui seul un chiffre d'affaire égal à celui de l'ensemble des autres genres cinématographiques réunis, il n'en reste pas moins que sa présence est un élément aussi important que la volonté des consommateurs à aller vers ce type de produits, de façon exponentielle et croissante.
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